PORTRAIT

La vie rêvée d'Alain

 

C’est l’histoire d’un mec… qui rêve de changer de vie.
Dans une petite rue de Juan-les-Pins, on rencontre
Alain Dupoux, propriétaire de l’Hôtel Mademoiselle,
ancien directeur de création publicitaire à Paris,
devenu un hôtelier comblé.

PAR VANESSA GARDET

 

Nous sommes dans les années 1990, Alain travaille dans la pub, commercial en agence. Il grimpe les échelons, change même d’orientation tout en restant dans le milieu : ce sera concepteur-rédacteur, puis directeur de création. La classe. « J’étais un cliché ! Le bon job de publicitaire qui gagne beaucoup d’argent, vit dans un loft à Boulogne et fait la bringue. » Sa femme, Alexandra, est également de la partie, occupant un poste de productrice pour de gros budgets internationaux. « Le déclic est venu en 2010 quand ma femme a arrêté de travailler pour se lancer… dans un CAP de pâtisserie. » Une idée saugrenue de bobo en mal de sens ? « Notre fils, né en 2006, souffrait d’allergies alimentaires. L’idée était donc, dans un premier temps, d’ouvrir un salon de thé-pâtisserie à Paris où ma femme pourrait concocter des gâteaux sans gluten et sans allergènes. » Mais Paris est trop cher et vivre à deux cents à l’heure finit par lasser. « On a eu envie d’autre chose, d’une vie familiale plus épanouissante, surtout pour moi qui ne voyait jamais mon fils. ».

 

Une décision sans appel

Le couple décide alors, le doigt posé sur une carte de France, de quitter la capitale pour s’installer dans la deuxième région touristique de l’Hexagone. Et d’y reprendre un hôtel. « On ne savait pas où exactement, juste que ce serait sur la Côte d’Azur. Nous n’avions aucune connaissance du milieu. On s’est lancé, simplement ! » Pas tout à fait aussi facilement en réalité. Les banques se sont montrées frileuses, il a fallu convaincre.  « On a mis bout à bout toutes nos économies,  on a même piqué le Livret A du petit ! » Puis tout est allé très vite. « En janvier 2011, je suis descendu de Paris pour visiter quelques biens, dont cet hôtel qui affichait à l’époque deux-étoiles. En juillet, nous étions dedans ! »

© OLIVIER WARTER/SOPRESS

N°1 - OCTOBRE - DÉCEMBRE 2014

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