GUILLAUME DENOIX DE SAINT-MARC

La tête haute

 

Sa vie a changé quand son père est mort dans un attentat. Il consacre désormais l’essentiel de son temps à aider d’autres victimes du terrorisme. À Nice et ailleurs.

PAR MARTIN DE KERIMEL

 

Ses pas l’ont souvent conduit à Nice, en particulier depuis l’attaque du 14 juillet dernier. Sa poignée de mains est franche, son regard assuré et son discours aussi clair que précis. Guillaume Denoix de Saint-Marc s’est reconstruit. C’est sans faiblir qu’il évoque la date du 19 septembre 1989 et ce que les médias ont alors appelé l’affaire du DC 10 d’UTA. Parmi les 130 victimes de cette attaque sur un avion civil, commanditée par le régime libyen du colonel Mouammar Kadhafi, il y avait sa « statue du commandeur » : son père. Comment se relève-t-on d’une telle abomination ? « Cela a été très compliqué, répond celui qui, du jour au lendemain, a dû s’improviser chef de famille, aux côtés d’une mère fragile et de deux petites sœurs encore étudiantes. Dans un premier temps, je suis resté dans le déni. Puis, pendant un an et demi, je me suis réfugié dans le travail, avec une colère à l’égard de la société, qui ne reconnaît pas le statut de victime, et une incompréhension complète par rapport à ce qui était arrivé. » Démobilisé dans son emploi, l’ancien cadre ouvre, pendant quelques mois, une boutique de décoration africaine, idée qu’il juge farfelue aujourd’hui. Il reprend alors le contrôle de sa vie et entame sa quête d’apaisement.

 

N°12 - JUILLET - SEPTEMBRE 2017

RENCONTRE

© OLIVIER WARTER / SOPRESS

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