BIEN-ÊTRE

En finir avec le stress

 

Mal contemporain, le stress règne en maître dans un monde fragilisé. Heureusement, il existe des parades pour s’en prémunir, l’affronter et, parfois même, en faire un allié.

PAR ROMY DUCOULOMBIER

 

Ces phrases, désormais banales, ponctuent nos échanges quotidiens : «Je suis stressé(e)», «Je fais un burn-out», «J’ai des crises d’angoisse», «Je suis submergé par mon travail»… Le «stress», celui que l’on rend responsable de beaucoup de nos maux, est particulièrement répandu dans notre société. Pour les professionnels, il désigne «un ensemble de manifestations physiques et mentales qui génèrent des effets au niveau du corps et auxquelles nous avons du mal à nous adapter», comme nous l’explique Cindy Chapelle, sophrologue et auteur de La Slow Life en pleine conscience, ouvrage paru aux Éditions Jouvence.

 

Gérer la pression

« Car, en soi, le stress n’est pas une pathologie. Il s’agit simplement d’une réaction du corps et de l’esprit à une pression extérieure », précise Étienne Duménil, psychologue et psychanalyste. « Tout dépend de la façon de gérer cette pression. Certains s’effondrent, d’autres se dépassent », ajoute le psychologue. Alors, quand le stress se traduit de façon négative, la réplique est donnée par l’angoisse, « cette incapacité à gérer notre stress, qui a des conséquences psychosomatiques dès qu’elle devient chronique », poursuit Étienne Duménil.

« Lorsque ce “mauvais stress” nous gouverne, il oxyde tout sur son passage », met en garde Gilles Diederichs, musicothérapeute. À l’origine du stress, les spécialistes pointent notamment du doigt la perte de repères engendrée par l’insécurité, le chômage, la globalisation du concept de bonheur, les réseaux sociaux… « L’exigence de réussite est très forte. La notion de performance est au cœur de la société, ce que traduit bien le “Que fais-tu dans la vie ?”, question récurrente qui amorce toute rencontre », souligne Étienne Duménil. « En cause » certains slogans publicitaires tels que : « L’Oréal, parce que je le vaux bien » ou « Nike. Just do it », qui renforceraient le sentiment de ne pas être à la hauteur. Pris dans un patchwork d’émotions, trébuchant sur les réalités d’angoisse, de burn-out et d’anxiété, il n’est souvent pas facile de prendre du recul. Alors les thérapeutes ont mis au point des parades : techniques de relaxation, de respiration, médecines douces ou même des « animaux thérapies » pour nous aider à évoluer vers une vie plus zen.

 

© OFILOLO / THINKSTOCK

N°9 - OCTOBRE - DÉCEMBRE 2016

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