OLIVIER POLGE

L’essence de l’art

 

Élégant et discret, ce natif de Grasse préside depuis bientôt trois ans aux destinées des parfums Chanel. S’il succède à son père,

c’est à ses propres mérites qu’il doit ce poste prestigieux. Nous l’avons rencontré dans les champs de roses de Pégomas.

PAR FRANÇOIS STAGNARO

 

Les champs de la famille Mul s’étendent sur vingt hectares, dans la vallée de la Siagne. Parmi les fleurs qui y sont cultivées, le jasmin Grandiflorum et la rose Centifolia entrent dans la formulation du N°5, le plus célèbre des parfums Chanel. C’est autour de ce mythe que s’organise la rencontre avec Olivier Polge, qui a pris la main sur les fragrances de la prestigieuse maison il y a bientôt trois ans, à la suite de son père, Jacques. Une charge héréditaire ? Il suffit d’écouter les éloges de ses pairs pour vite dissiper ce soupçon. Son talent, Olivier en a largement fait la preuve pendant près de vingt ans, lui qui a choisi ce métier sans pression paternelle : « Mon père s’est toujours mis en retrait. La première fois que nous avons travaillé ensemble, c’est lorsqu’il m’a passé le flambeau chez Chanel. » Son parcours débute à Grasse, en 1994, par un stage chez Charabot, maison au sein de laquelle il éprouve sa vocation en travaillant les matières premières naturelles. Suivent deux ans de formation chez ACM, une petite société de parfumerie genevoise, avant qu’il ne soit recruté par la multinationale IFF.

 

N°8 - JUILLET - SEPTEMBRE 2016

RENCONTRE

© OLIVIER WARTER / SOPRESS

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