PORTRAIT

Cécile & Jean-Pierre ont pris le large

 

Cadres dans l’informatique, en Suisse, Cécile et Jean-Pierre

ont largué les amarres il y a deux ans. À la barre de leur catamaran, ils évoluent maintenant entre Côte d’Azur et Corse, proposant des séjours « tout compris » à leurs hôtes.

PAR FRANÇOIS STAGNARO

 

Diatomée flotte sur les eaux turquoise qui séparent les deux îles de Lérins, bercé par le clapot des vagues et les cloches du monastère voisin. Diatomée ? C’est le nom poétique, emprunté à un organisme marin, que Cécile et Jean-Pierre ont donné à leur catamaran. Plus qu’un bateau, il s’agit là de leur nouvelle maison, leur outil de travail et l’aboutissement du changement de vie de ces deux trentenaires, dont l’histoire comporte d’étonnants parallèles : « Nous sommes nés la même année et avons tous deux une maman française et un papa allemand », souligne Cécile. Ils grandissent de part et d’autre de la frontière, l’un en Lorraine, l’autre en forêt Noire. À la fin de leurs études, ils intègrent la prestigieuse École hôtelière de Lausanne, en Suisse, mais ne se connaissent pas encore. Il faut attendre leur recrutement par la société Dell, à Genève, pour qu’ils se rencontrent vraiment… et tombent amoureux. Ils s’installent alors dans une vie confortable, que les rêves de marin de Jean-Pierre habitent déjà : « Travailler pour une multinationale et faire carrière, ça n’a jamais été mon truc. » Passionné de bateau, il aspire à un avenir peuplé d’aventures. Cécile, de son côté, se projette dans un épanouissement familial plus classique, mais se laisse tout de même entraîner dans l’univers de la voile. Ils effectuent des stages aux Glénans et acquièrent un petit voilier pour naviguer sur le lac Léman. Jean-Pierre continue de rêver : « Il me conseillait des livres et des blogs sur l’expérience de parents vivant avec leurs enfants sur un bateau. À l’époque, ça me semblait un peu fou... », avoue Cécile, qui accouche de Maximilien, leur premier fils, fin 2011. Quatre mois après, elle reprend le travail. « Comme beaucoup de cadres, je faisais des journées de dix heures, laissant notre fils à d’autres pour l’essentiel du temps. Cette routine, que connaissent de nombreux parents, me pesait. »

 

 

© OLIVIER WARTER/SOPRESS

N°8 - JUILLET - SEPTEMBRE 2016

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