LOÏC BRUNI

À l’aise sur ses roues

 

Champion du monde de VTT de descente l’an passé, Loïc Bruni

lance sa nouvelle saison sportive. Double défi : ce jeune Cagnois est aussi étudiant en école de commerce.

PROPOS RECUEILLIS PAR MARTIN DE KERIMEL

 

Comment votre passion pour ce sport est-elle née ?

­— J’y ai trempé tout jeune ! Mon père court toujours en VTT et beaucoup de mes amis sont issus de ce milieu. Petit, j’aimais beaucoup de sports. Si j’avais continué en foot, j’aurais pu ne pas être mauvais, mais cette mentalité ne m’attire à aucun niveau. J’étais aussi fan de motocross, mais je n’ai pas eu la chance d’en avoir une. Le vélo, c’était déjà bien. Je ne regrette rien.

 

Vous êtes originaire de Cagnes-sur-Mer. La Côte d’Azur et son haut-pays vous paraissent-ils des lieux intéressants pour la pratique ?

­— Oui, même si, par rapport aux destinations que j’ai pu découvrir, nous avons un énorme retard. Des stations comme Roubion poussent pour développer le VTT, mais manquent cruellement de moyens. Je ne comprends pas pourquoi les collectivités n’investissent pas davantage dans cette direction pour donner vie aux stations de ski l’été. Elles devraient chercher l’inspiration en Haute-Savoie ou en Isère. D’autres sentiers sont magnifiques pour le vélo, mais pas entretenus. On se fait taper sur les doigts quand on travaille dessus ou quand on ouvre de nouveaux chemins ! Cela commence doucement à changer avec l’évolution du sport et le vélo électrique.

 

Ex-champion du monde junior, vous avez gagné le championnat du monde senior en 2015 et terminé deuxième au classement général de la Coupe du monde. Qu’est-ce qui fait votre force ?

­— J’agis du mieux que je peux, en restant simple. Des sacrifices, j’en fais, mais en gardant en tête de ne pas passer à côté de ma vie pour atteindre mes objectifs. Je peux m’améliorer sur l’aisance sur le vélo et, physiquement, je pense avoir une petite marge. Allant encore à l’école, j’ai du mal, parfois, à tout gérer, surtout en période d’examens. Sur le plan mental,

je ne vois pas de limite, mais c’est assez dur à maîtriser.

© DAVE TRUMPORE / PURE AGENCY

N°7 - AVRIL - JUIN 2016

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