CONSOMMATION

La France défend ses couleurs

 

Le patriotisme économique a le vent en poupe : parce que nos entreprises peuvent très souvent soutenir la comparaison avec leurs homologues étrangères, il n’a jamais été aussi tentant d’acheter français. Une démarche que d’aucuns voudraient transformer en réflexe.

PAR MARTIN DE KÉRIMEL

 

C’est un jeu que tous les enfants de France nés dans les années soixante-dix et quatre-vingts ont pratiqué en mangeant à la cantine : regarder au fond d’un verre Duralex pour y trouver un chiffre et imaginer qu’il correspond précisément à l’âge d’un voisin de table. Les petits gourmands négligeaient parfois la mention voisine, celle du Made in France. Depuis, beaucoup d’eau a coulé dans les verres et nombreux sont ceux qui, face à la mondialisation, considèrent désormais le bleu-blanc-rouge comme un gage de qualité.

 

Une valeur forte pour l’export

Après des moments difficiles, Duralex, elle, a redressé la barre : en 2014, l’entreprise affichait un chiffre d’affaires de 31 millions d’euros et comptait environ 200 salariés. « Nous revendiquons notre image Made in France, assure Nicolas Carvalho, directeur marketing. Nos bureaux administratifs sont à Orléans et notre site industriel se situe à proximité immédiate, à La Chapelle Saint-Mesmin. Jusqu’au produit emballé, c’est là que se déroule toute la production. Nous travaillons avec des entreprises françaises : le sable vient par exemple de Fontainebleau. » Duralex exporte 85 % de sa production. Au Moyen-Orient et au Japon notamment, le fait que la marque soit française appuie sa notoriété. « C’est devenu un argument de vente très important, au même titre que le vintage.

 

© CIPV

N°5 - OCTOBRE - DÉCEMBRE 2015

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