SPORTS D'ENDURANCE EXTRÊME

Ces sports qui nous dépassent

 

Ils ne parlent que de kilomètres avalés,
observent une hygiène alimentaire drastique
et consacrent leur temps libre à préparer marathons, triathlons et autres ultra-trails.

PAR LAURENT SEGUIN

 

Ils ne sont pas devenus tout verts, bien  qu’il changent parfois de couleur, parlent encore à peu près notre langage, même si certains termes comme VO2 max(1) ou VMA(2) nous échappent, ne se déplacent pas encore en OVNI et autres soucoupes spatiales, même si leurs vélos « tout carbone » ou leurs chaussures adaptées aux foulées pronatrices ou supinatrices interpellent. Et pourtant, on les regarde comme de véritables extra-terrestres. Mais, à moins que les Envahisseurs n’aient réussi leur coup, et sauf à donner raison à David Vincent, ces proches, ces collègues, ces voisins ou tout simplement ces vagues connaissances –  qui ont déjà cédé ou semblent sur le point de craquer pour ces sports d’endurance extrême que sont les marathons, ironman et autres ultra-trails  – ne viennent pas de la planète Mars. Quand bien même on pourrait parfois les croire dotés de trois poumons. Toujours plus nombreux à tenter de décrocher la lune en espérant obtenir le ­statut de finisher (et le tee-shirt qui va avec) sur des épreuves telles que l’Ironman de Nice, l’Ultra-Trail du Mont-Blanc ou le Marathon des Sables, ces pratiquants de l’effort extrême sont bien humains et vont justement chercher les limites de leur corps, qu’ils redécouvrent bien souvent à cette occasion. Pour comprendre ce qui peut les pousser à se dépasser de la sorte, nous avons sollicité le regard de pionniers de ces épreuves extrêmes, de néophytes prêts à se lancer dans l’aventure, mais aussi de médecins et d’universitaires.

 

« Une réparation narcissique par l’effort »

« Il y a peut-être une petite crise de la quarantaine. Mais, surtout, j’ai le sentiment d’exister lorsque je fais du sport » nous assure Jean-Charles Lombart qui, à 47 ans, vient de signer sa première licence de triathlon auprès du TCM12, un petit club marseillais. « Ma participation au triathlon de Marseille (ndlr : 1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied) en juillet prochain sera mon Embrunman à moi (l’un des triathlons XXL les plus durs au monde). »

© CHRISTOPHE GELONI

N°3 - AVRIL - JUIN 2015

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