BOISSONS

Petit traité de biérologie

 

Longtemps reléguée au rang d'apéritif populaire,
la bière se savoure depuis peu dans les soirées
les plus courues. Mais au jeu des tendances,
seules les bières artisanales ont droit de cité.

PAR AURÉLIA LASORSA

 

Ses origines remontent à 6 000 ans avant J.-C. La bière fait partie de ces boissons antiques qui remportent toujours un franc succès. Au point que les parlementaires ont proposé son inscription au « patrimoine culturel, gastronomique et paysager de France ». Un honneur auquel seules les bières artisanales et traditionnelles pourraient prétendre… En clair, on oublie les marques internationales qui nous abreuvent de marketing, au profit de saveurs plus authentiques et d’un savoir-faire ancestral. Si la base demeure la même, il existe néanmoins autant de recettes que de brasseries. Choix du malt, du houblon, de la quantité de levure utilisée, durée de fermentation et de maturation. À chaque maître brasseur ses secrets. La qualité de l’eau est également primordiale : elle doit répondre aux normes fixées par l’OMS mais, surtout, ne pas influer sur le goût définitif. Un exercice de petit chimiste encore effectué artisanalement par des passionnés et qui fait de plus en plus d’adeptes du côté des consommateurs, amateurs éclairés n’hésitant plus à adopter le vocabulaire de l’œnologie pour l’adapter au breuvage malté. À l’image du sommelier, le biérologue observe, hume et déguste la bière avec une maîtrise telle qu’il peut reconnaître, à l’aveugle, sa couleur, sa provenance et ses spécificités. La Riviera a cédé à la tentation et les bières du cru sont désormais servies dans les pubs et bars azuréens. La tendance locavore investit même les pintes !

 

DR

N°3 - AVRIL - JUIN 2015

dÉCOUVREZ  + d' ADRESSES GOURMANDES  et  encore  + d'infos

Téléchargez gratuitement

OPTIMISTE MAGAZINE

 TÉLÉCHARGER GRATUITEMENT SUR TABLETTE OPTIMISTE MAGAZINE OU LIRE L'ÉDITION EN LIGNE