MALONGO

Bien plus que du café

 

Malongo est une société locale qui rivalise désormais avec les plus grands leaders mondiaux du café. Cette PME, née à Nice dans l’entre-deux-guerres, a considérablement gagné en notoriété grâce à la motivation de professionnels passionnés d’éthique et de relations humaines.

PAR AURÉLIA LASORSA

 

Il est loin le temps où l’on cessait toute activité, le vendredi à 12 h 45, pour aller « écouter dans le poste » l’émission de Francis Gag, Les pastrouils de Tante Victorine, feuilleton radiophonique sponsorisé par les Cafés Malongo. Loin le temps où la brûlerie familiale de M. Fulconis, rue de Lépante, parfumait les environs d’une entêtante odeur de grains torréfiés. Aujourd’hui, la société, propriété de la famille Rombouts, est installée à Carros. Elle emploie près de quatre cents personnes et travaille à fournir un produit de qualité, où chaque grain est chouchouté autant que celui qui le cultive. Car, dans l’esprit du plus grand nombre, cette marque est la figure de proue du café équitable. Une image qui nécessite un travail méticuleux, une omniprésence sur le terrain et la mise en place de relations saines entre producteurs et acheteurs. Le destin de la PME est ainsi intimement lié à celui de Cuba, de Sao Tomé, de l’Éthiopie et des vingt-sept autres pays producteurs.Le garant de cette réussite n’est autre que Jean-Pierre Blanc. Il est l’âme de la société, l’un de ses plus anciens salariés et surtout, depuis 1980, le directeur général des Cafés Malongo. Une exceptionnelle longévité pour un tel poste, qu’il explique de la plus simple des manières : « J’ai la conviction profonde qu’une société familiale comme la nôtre ne peut fonctionner que si le directeur général est en contact direct avec le produit. Pour moi, cette implication nécessaire passe par les voyages et les rapports avec les producteurs. » L’infatigable globe-trotter s’est longtemps interrogé sur le moyen le plus efficace pour satisfaire à la fois l’ensemble des acteurs de la filière café et ses consommateurs. Jusqu’à ce jour de 1992 où il a croisé la route d’un certain Francisco Van der Hoff, fondateur du commerce équitable à l’origine du label Max Havelaar. Il l’a mis sur la – bonne  – voie par une simple phrase : « Faire la charité est un pêché mortel. » Il n’en a pas fallu plus pour que Malongo s’implique dans le quotidien des fournisseurs, tout en les laissant maîtres de leur qualité de vie.

© OLIVIER WARTER/SOPRESS

N°2 - JANVIER - MARS 2015

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